Présentation
Notre groupe constitue l’une des deux équipes fondatrices, en 1993, de l’Unité INSERM 368, qui a été renouvelée au 1er janvier 2006 (maintenant INSERM U 784). Cette Unité aborde les aspects moléculaires du développement des vertébrés. Dans ce cadre, le programme de recherche de notre équipe comporte quatre thématiques, toutes centrées sur le contrôle génétique du développement du système nerveux, tant central (SNC) que périphérique (SNP). Dans le SNC, un premier projet concerne les mécanismes moléculaires et cellulaires gouvernant la segmentation et la régionalisation le long de l’axe antéro-postérieur (AP) du rhombencéphale, la partie la plus postérieure du cerveau. En particulier, nous nous efforçons d’identifier les gènes jouant un rôle important dans ces processus et nous étudions leur fonction de façon très détaillée. Un autre aspect de notre travail dans le SNC concerne l’établissement des projections thalamocorticales. Nous avons identifié une population cellulaire dans le télencéphale basal que nous avons montrée migrer tangentiellement et établir un couloir permissif pour le passage ultérieur des axones thalamocorticaux, fournissant ainsi un nouveau mécanisme de navigation axonale. Nous nous efforçons d’analyser les propriétés de ces cellules et de comprendre les mécanismes qui gouvernent leur migration.
Dans le SNP, nous nous sommes engagés dans l’étude de deux lignages cellulaires, ceux des cellules de Schwann et des cellules des capsules frontières (CF). En ce qui concerne les cellules de Schwann, nous essayons de comprendre les mécanismes qui contrôlent la myélinisation et en particulier les conséquences en termes d’expression génique globale de l’interaction entre le neurone et la cellule de Schwann. Les cellules CF sont localisées à l’interface SNP/SNC, au niveau des points d’entrée et de sortie des nerfs périphériques. Elles ont été peu caractérisées jusqu’à présent. Nous avons montré que ces cellules sont requises pour maintenir les motoneurones dans le SNC et qu’elles pourraient constituer un réservoir de cellules souches multipotentes du SNP. Nous avons entrepris de purifier les cellules CF, d’étudier leur différenciation dans des cultures clonales et après transplantation ex vivo et in vivo, d’analyser les variations d’expression génique le long du lignage CF par profilage d’ARN, et finalement de caractériser les cellules CF humaines et de rechercher des pathologies associées.
Dernière mise à jour : 6 juin 2006